Un prix fixe stabilise la composante de gaz contractualisée ; une indexation fait varier le prix selon une référence et un calendrier définis. Pour une entreprise, le choix dépend des volumes, de la saisonnalité et du risque budgétaire acceptable. Il ne peut pas se déduire d’une seule prévision de marché.

Que compare-t-on dans une offre de gaz ?

Le prix du produit gaz n’est qu’une partie du coût. Il faut identifier les postes compris dans l’offre, ceux facturés à part et ceux susceptibles d’évoluer. Deux propositions ne sont comparables que si la période de livraison, les volumes, les unités et le périmètre de coûts sont identiques.

StructureQuestion à poserRisque à examiner
Prix fixeQuels postes sont fixés et pour quelle durée ?Rester engagé si le marché baisse
IndexationQuel indice, quelle moyenne et quel décalage ?Hausse de coût lorsque la référence augmente
Fixations progressivesQuels volumes peuvent être fixés et à quel prix ?Écart entre volumes fixés et consommation réelle

PEG, TTF, moyenne mensuelle : lire la clause exacte

Les contrats peuvent mentionner des références PEG ou TTF. Il faut lire le produit exact : prix journalier, moyenne mensuelle, cotation à terme ou autre référence explicitée. Un nom d’indice ne suffit pas à reconstituer la facture ; le calendrier, les décalages et les majorations sont également déterminants.

Demandez un exemple de facture appliquant la formule proposée. Vérifiez que la référence utilisée est accessible, que son unité est compatible avec votre facturation et que la méthode fonctionne aussi lors d’un changement de mois ou d’année.

Pourquoi la saisonnalité compte-t-elle ?

Exemple illustratif · seule composante gaz

Deux périodes présentent des prix hypothétiques de 40 et 80 €/MWh. L’entreprise consomme respectivement 300 et 700 MWh.

Coût = 300 × 40 + 700 × 80 = 68 000 €

Le prix pondéré est de 68 €/MWh. La moyenne simple de 60 €/MWh sous-estimerait ici le coût de 8 000 €. Acheminement, frais et fiscalité ne sont pas inclus dans cet exemple.

Comment comparer avant un renouvellement ?

  • Reconstituer les consommations mensuelles et les évolutions d’activité attendues.
  • Appliquer chaque formule au même profil et aux mêmes scénarios de marché.
  • Contrôler les engagements de volume, tolérances, régularisations et clauses de sortie.
  • Mesurer l’écart de budget dans un scénario favorable et dans un scénario défavorable.

Le choix peut ensuite être présenté sous forme d’arbitrage : combien l’entreprise accepte-t-elle de payer pour réduire une incertitude donnée ? Une structure mixte n’est pas automatiquement meilleure : sa pertinence dépend de ses conditions et de la part de besoin effectivement sécurisée.

Questions fréquentes

Peut-on bloquer seulement une partie des volumes ?

Cela dépend des possibilités prévues par le fournisseur et le contrat. Il faut préciser la période, la quantité, le prix de fixation et le traitement des écarts de consommation.

Un prix fixe couvre-t-il aussi les taxes et le réseau ?

Le périmètre est à vérifier dans les conditions particulières. Ne présumez pas que tous les postes de facture sont bloqués parce que l’offre porte le mot « fixe ».

Faut-il attendre une baisse pour renouveler ?

La baisse future n’est pas connue. Comparez le risque d’attendre, les offres exécutables et le calendrier d’échéance, sans confondre une hypothèse de marché avec une certitude.

Sources et périmètre

Analyse pédagogique pour les entreprises en France. Les exemples sont construits par INTELAS Energy ; ils ne représentent ni une offre fournisseur ni une prévision de marché. Sources consultées le 3 novembre 2026.